Protéger notre jeunesse : une responsabilité collective

Protéger notre jeunesse : une responsabilité collective

Le drame survenu récemment à Crans-Montana nous rappelle avec une brutalité insoutenable que la jeunesse, aussi pleine de vie soit-elle, reste fragile face aux dangers qui l’entourent. Alcool, drogues, comportements à risque, manque d’encadrement : ces dérives ne sont pas des fatalités, mais les conséquences de choix, d’absences de choix, ou parfois de renoncements.
 
Préserver notre jeunesse, ce n’est pas seulement interdire ou sanctionner. C’est aussi lui permettre de retrouver une joie de vivre saine, faite de liens sociaux, de respect, de repères clairs et de cadres sécurisants. La fête, le partage et la liberté ne doivent jamais se construire au prix de la mise en danger.
 
Dans ce contexte, la responsabilité des adultes est centrale, tous ont le devoir moral et légal de respecter et faire respecter les règles de sécurité. Ces règles existent pour protéger, pas pour contraindre inutilement. Fermer les yeux, contourner la réglementation ou banaliser les excès revient à exposer volontairement des jeunes à des risques majeurs.
 
La responsabilité est aussi politique. Les maires, les élus locaux, les responsables publics ont un rôle fondamental de prévention, de contrôle et de protection. Ils ne peuvent se contenter d’une posture attentiste ou d’un silence confortable.
Est-il normal de voir, par exemple, à Argelès-sur-Mer, des établissements qui ne respectent pas les règles en vigueur sans réaction ferme et visible ?
Est-il normal de constater que certains élus ou responsables de l’état se comportent comme des autruches, la tête dans le sable, face à des dérives pourtant connues de tous ?
 
Ne rien voir, ne rien dire, ne rien faire, c’est déjà choisir. Et ce choix a parfois des conséquences irréversibles.
 
En conclusion, la question qui se pose à chacun de nous est simple mais essentielle : Ne devons-nous pas montrer l’exemple ?
L’exemple dans nos comportements, dans nos décisions, dans notre courage à dire non quand il le faut, et à agir quand la sécurité et la dignité de notre jeunesse sont en jeu.
 
Protéger les jeunes, ce n’est pas leur enlever leur liberté. C’est leur offrir un avenir.
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