POUR PROTÉGER LA BIODIVERSITÉ, « OBSERVONS SANS EMBÊTER, NI PRÉLEVER »

Nous aussi, Argelésiens, Racouniens, vacanciers… nous observons.
Nous avons ainsi observé le Parc naturel marin, dont la mission est censée être la protection du littoral et de la biodiversité…
…contribuer à la bétonisation du littoral installant son siège dans un nouveau bâtiment de 1 500 m² sur les quais du port. Pour protéger la nature, rien de tel qu’un peu de béton avec vue sur mer.
…ne rien trouver à redire à un projet de modification du périmètre de la zone Natura 2000 à Argelès-sur-Mer. La biodiversité, oui, mais sans être tatillon sur les limites.
…valider la reconstruction d’une digue portuaire impliquant le déversement de 60 000 tonnes de rochers et d’acropodes en mer, sans la moindre étude d’impact environnemental. Un caillou de plus ou de moins, c’est sans importance.
…rester remarquablement discret devant une extension portuaire de 65 millions d’euros, au contact direct d’un site classé, inscrit et protégé. Observer, après tout, c’est déjà beaucoup.
… regarder, sans bouger, l’érosion ronger un site remarquable du littoral catalan sous l’effet des ouvrages portuaires — et choisir précisément cet endroit pour y bâtir son siège. Il faut reconnaître un certain sens du symbole.
…laisser déverser, en pleine période de reproduction des amphioxus et à proximité d’une zone de baignade, des déchets portuaires contaminés aux HAP. Mais toujours sans embêter personne, évidemment. Enfin… sauf peut-être ces petites bêtes dont on nous explique par ailleurs qu’il faut préserver l’habitat.
Bref : observer sans jamais embêter... Surtout, ne pas contrarier les pelleteuses, les enrochements ni les appétits d’extension sur le littoral.
Alors, une question demeure : Quand le président du Parc naturel marin du golfe du Lion s’exprime, entend-on le défenseur du littoral et du milieu marin… ou le président de l’Union des villes portuaires d’Occitanie ?