POUR UNE MOBILITÉ ADAPTÉE AUX BESOINS D’ARGELÈS-SUR-MER
Comment mieux se déplacer tout en maîtrisant la dépense publique ?
Ce que propose ADREA :
Abandonner la situation actuelle (compétence mobilité tenue par la commune) pour:
- Déplacement Habitants et Interurbain
- Minibus électriques + Transport A la Demande (TAD) pris en charge par la collectivité
- Réseau régional Lio pris en charge par la Région Occitanie qui dispose de la compétence
- Tourisme : Petit Train Touristique
- Petits trains structurés autour des principaux pôles touristiques pris en charge par l’office de tourisme. L’office de Tourisme devient l’opérateur pour le Train Touristique
- Déplacement Scolaires :
- Réseau régional pris en charge par la Région Occitanie qui dispose de la compétence
En signant, je manifeste mon adhésion aux propositions présentées ci-dessus et souhaite qu’elles soient prises en considération dans la réflexion sur l’avenir des mobilités à Argelès-sur-Mer.
Abandonner la situation actuelle (compétence mobilité tenue par la commune) pour un transport adapté aux besoins des argelésiens
Habitants → Minibus électriques + TAD + Réseau Régional Lio
Tourisme → Petit train pris en charge par l’office de tourisme
Scolaires → Réseau régional liO
Pourquoi ADREA propose ce scénario
À Argelès-sur-Mer, la question des transports est particulière : notre commune doit répondre à des besoins très différents selon les habitants, les quartiers, les scolaires et les millions de visiteurs accueillis chaque année.
Le territoire est également très étendu. Village, Plage, Port, Racou, Taxo, gare SNCF et zones d’habitat ou d’activités ne répondent pas aux mêmes besoins de déplacement.
Dans ce contexte, ADREA a engagé une réflexion sur l’organisation des mobilités à Argelès-sur-Mer.
L’objectif n’est pas de supprimer les services existants, mais de rechercher quelle organisation permettrait de répondre le plus efficacement possible aux différents besoins, tout en maîtrisant le coût supporté par la collectivité.
Une idée centrale ressort de cette réflexion :
Tous les déplacements n’ont pas besoin du même moyen de transport.
ADREA propose donc d’étudier une organisation reposant sur trois réseaux complémentaires, auxquels s’ajouterait le TER comme colonne vertébrale régionale.
1. Un territoire où les besoins de déplacement sont très différents
Argelès-sur-Mer compte environ 10 600 habitants, mais son fonctionnement ne peut pas être analysé uniquement à partir de sa population permanente.
La commune accueille une population touristique considérable pendant la saison estivale et dispose de plusieurs pôles éloignés les uns des autres.
La gare SNCF se situe au Village, à environ deux kilomètres de la plage. Les campings et les secteurs touristiques sont principalement concentrés entre la plage, le port et les différents pôles d’hébergement.
Le réseau de transport doit donc répondre simultanément à plusieurs situations :
-
permettre aux habitants de se déplacer quotidiennement ;
-
relier les différents quartiers ;
-
permettre aux touristes de rejoindre plages, commerces, port et village ;
-
assurer les déplacements scolaires ;
-
faciliter l’accès à la gare SNCF ;
-
permettre les correspondances avec les réseaux régionaux ;
-
offrir une solution aux personnes qui ne disposent pas d’une voiture.
L’Office de Tourisme recense actuellement plusieurs solutions : navettes électriques, lignes régulières liO, petit train touristique, Campings Tour et gare SNCF.
La question n’est donc pas de savoir s’il existe des transports à Argelès.
La question est plutôt :
Comment organiser ces différents services pour qu’ils soient complémentaires plutôt que concurrents ?
2. Pourquoi trois réseaux plutôt qu’un réseau unique ?
ADREA propose de partir d’un principe simple : un même réseau ne peut pas être simultanément optimal pour les habitants, les touristes et les scolaires.
Réseau 1 — Les habitants
Pour les déplacements quotidiens, l’objectif serait de disposer :
-
de minibus électriques ;
-
de lignes régulières entre les principaux quartiers ;
-
d’un transport à la demande (TAD) pour les secteurs moins peuplés ou les horaires où la demande est faible.
Réseau 2 — Les touristes
Pour les déplacements saisonniers entre :
campings → plage → port → village → gare,
le petit train touristique constitue un mode facilement identifiable par les visiteurs.
L’objectif serait d’étudier son évolution vers un véritable service saisonnier organisé avec :
-
des itinéraires clairement définis ;
-
des arrêts identifiés ;
-
des horaires publiés ;
-
une fréquence adaptée à la saison ;
-
une information en temps réel ;
-
des correspondances avec la gare et les autres réseaux.
Aujourd’hui, le petit train touristique existe déjà, mais avec des fonctions et des périodes d’exploitation spécifiques.
Réseau 3 — Les scolaires et l’interurbain
Pour les transports scolaires, la réflexion consiste à examiner la possibilité de s’appuyer sur le réseau régional liO plutôt que de multiplier les dispositifs municipaux.
Cette question doit naturellement être traitée dans le respect des compétences juridiques de chaque collectivité et des contrats existants.
3. Le TER : la colonne vertébrale à mieux utiliser
Le TER ne constitue pas un réseau municipal, mais il doit être intégré à la réflexion.
La gare d’Argelès est un équipement stratégique pour :
-
les habitants travaillant à Perpignan ou dans les communes voisines ;
-
les visiteurs arrivant sans voiture ;
-
les jeunes ;
-
les touristes ;
-
les déplacements domicile-travail ;
-
les correspondances avec les bus régionaux.
L’Office de Tourisme identifie d’ailleurs la gare SNCF parmi les principaux moyens d’accès et de déplacement sur le territoire.
4. Un réseau habitants plus souple grâce au Transport à la Demande
Une difficulté des transports collectifs classiques est qu’un véhicule circule parfois avec très peu de passagers.
Pour certains quartiers ou certaines plages horaires, il peut être plus efficace de réserver un véhicule à la demande.
Le principe du Transport à la Demande est simple :
-
l’usager réserve son déplacement ;
-
le système regroupe les demandes ;
-
un minibus effectue le trajet nécessaire ;
-
les itinéraires peuvent être adaptés aux besoins réels.
Le TAD pourrait notamment répondre aux besoins :
-
des quartiers périphériques ;
-
des personnes âgées ;
-
des personnes sans voiture ;
-
des déplacements vers les commerces et services ;
-
des déplacements vers la gare ;
-
des périodes de faible fréquentation.
Il ne s’agit pas de remplacer les lignes régulières, mais de les compléter.
5. Le petit train : un outil touristique à assumer comme tel
Le petit train doit être considéré comme une animation touristique.
ADREA propose d’examiner une autre approche : en faire un véritable outil de mobilité touristique pendant la saison et pris en charge par l’office de tourisme
Son avantage est sa lisibilité.
Un visiteur qui arrive dans un camping comprend immédiatement le principe :
je monte dans le petit train et je peux rejoindre la plage, le port ou le village.
Cela évite de créer un réseau touristique complexe comportant plusieurs types de véhicules et plusieurs systèmes de tarification.
6. Les scolaires : clarifier les responsabilités
Le transport scolaire représente un enjeu particulier.
La commune a engagé une évolution importante de son organisation, notamment avec la prise en charge directe de lignes scolaires.
Cette situation pose une question de fond :
Est-il nécessaire que la commune assume directement toutes les formes de transport, alors que certaines compétences relèvent d’autres autorités organisatrices, la région Occitanie assure le transport scolaire de l’école maternelle eu lycée ?
La réponse doit être juridique, financière et opérationnelle.
Elle doit notamment tenir compte :
-
des compétences respectives de la Région et de la commune ;
-
des contrats en cours ;
-
des coûts réels ;
-
des investissements nécessaires ;
-
de la qualité du service rendu aux familles.
L’enjeu n’est donc pas de transférer une dépense d’une collectivité à une autre, mais de déterminer quel niveau de collectivité est le mieux placé pour organiser chaque service.
7. Trois scénarios pour éclairer le débat
Pour éviter que le débat sur les transports repose uniquement sur des impressions, ADREA a construit trois scénarios de comparaison.
Il s’agit de simulations de programmation, et non d’un budget définitif ni d’une expertise comptable.
Scénario 1 — Maintien de l’organisation actuelle
Ce scénario conserve l’architecture actuelle, avec :
-
transport municipal des habitants ;
-
transport touristique ;
-
participation municipale au transport scolaire ;
-
desserte intra-muros ;
-
transport à la demande limité.
Scénario 2 — Architecture proposée par ADREA
Ce scénario repose sur trois réseaux complémentaires :
Habitants :
minibus électriques + TAD.
Tourisme :
petits trains structurés autour des principaux pôles touristiques.
Scolaires et interurbain :
réseau régional/liO, sous réserve de validation juridique et contractuelle.
Scénario 3 — Réseau urbain renforcé
Ce scénario repose au contraire sur une municipalisation et une augmentation importante de l’offre :
-
réseau urbain plus dense ;
-
davantage de véhicules ;
-
couverture élargie ;
-
transport scolaire municipal ;
-
transport touristique ;
-
TAD.
08. Le financement : qui doit payer quoi ?
Une question essentielle est celle du financement.
ADREA estime qu’il faut distinguer les services selon leurs bénéficiaires.
Les habitants
Le transport quotidien relève principalement du service public local. Les déplacements interurbains, ils ont vocation à s’appuyer sur le réseau régional liO, qui dessert actuellement Argelès avec plusieurs lignes. (lignes 540, 541 en été, 543 et 550)
Les touristes
Une partie du coût du transport touristique pourrait être assumée par les bénéficiaires directs et les acteurs économiques qui profitent de la mobilité touristique :
-
campings ;
-
hébergeurs ;
-
établissements touristiques ;
-
éventuellement autres partenaires.
Cela ne signifie pas nécessairement une augmentation du prix pour les visiteurs. Il s’agit surtout d’étudier une participation des acteurs économiques bénéficiant directement du service.
Les scolaires
La question doit être examinée au regard des compétences et des contrats existants, notamment avec la Région. La Région Occitanie assure le transport scolaire de l’école maternelle au lycée.
09. Une question juridique à régler avant tout nouveau dispositif
L’organisation des transports doit être sécurisée juridiquement.
Les contentieux intervenus ces dernières années autour de l’organisation du transport à Argelès montrent que la question des compétences et des contrats ne peut pas être secondaire.
La Cour administrative d’appel de Toulouse a notamment été saisie d’un contentieux concernant la délégation de service public conclue entre la commune et la société Transports Pagès.
La commune doit abandonner sa compétence Transport – Mobilité